Ami lecteur, quelques mots sur l'auteur. Puisque certains critiques parlent de "roman écologique" ou de "sciences politiques fiction", d'où vient ce gars pour justifier ses positions ?

Sur le plan professionnel :

J'ai d'abord été haut fonctionnaire au Ministère des Finances. J'ai travaillé essentiellement sur deux sujets : les questions européennes, ce qui m'a conduit à participer aux négociations relatives au passage à l'euro; et l'aide au développement, bilatérale et multilatérale - avec un passage à la Banque Mondiale à Washington.

Ces travaux m'ont conduit à devenir le conseiller sur les questions européennes, le FMI et ce qui touchait aux Banques multilatérales de développement de Dominique Strauss-Kahn lorsqu'il fut Ministre des Finances de 1997 à 1999. Je suis ensuite resté aux côtés de son successeur, Christian Sautter, puis auprès de Laurent Fabius alors que nous avions la Présidence de l'Union Européenne.

Ce n'est donc probablement pas tout à fait par hasard que Xarius travaille à l'Agence de développement universel...Et les négociations entre Espèces peuvent rappeler à ceux qui connaissent ces univers certains aspects des négociations européennes ou multilatérales !

A compter de 2000, je suis devenu assureur, dans une entreprise de réassurance d'abord - qui assure les assureurs, eh oui... - puis depuis 2006 chez un assureur mutualiste, Matmut. J'y suis entre autres sujets les questions de développement durable, sujet central de "Lecture urgente" puisque le réchauffement climatique a accompli son oeuvre.

Mes expériences dans l'Administration, en Cabinets ministériels et aujourd'hui dans l'assurance me permettent par ailleurs d'avoir quelques avis sur les dérives de la sphère financière.

En termes de littérature :

J'aime tous les genres. La SF bien sûr : la saga de "Dune" de Franck Herbert a marqué mon adolescence, "les Chroniques martiennes" de Ray Bradbury furent une révélation, on ne peut pas ne pas admirer Philip K Dick ("Ubik", "Blade runner"...), rire avec Frederic Brown ("Martiens go home!"), être effrayé par le monde de George Orwell (1984)...

Mais je vous recommande aussi sans réserve Romain Gary ("les enchanteurs"), Leo Perutz ("le cavalier suédois"), Albert Cohen ("Belle du Seigneur", si drôle au début et si triste à la fin) et les discours politiques enflammés de Victor Hugo. La bonne littérature est partout, et il n'y pas de genre mineur par rapport à des genres supposés supérieurs. Lire c'est s'ouvrir des fenêtres sur d'autres mondes, nous en avons besoin pour être plus intelligents et plus tolérants.

Pourquoi le besoin d'écrire ?

J'ai estimé que pour faire passer certains messages (sur le réchauffement climatique, sur notre incapacité à nous unir pour le meilleur, sur les affrontements éternels entre peuples divisés, sur les dérives de la sphère financière...), se projeter dans le futur pouvait être à la fois éclairant et agréable à lire. J'espère que vous partagerez cet avis - vous êtes en tout cas assez nombreux à me le dire, et cela me fait bien sûr très plaisir.

Bonnes lectures !

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